In lieblicher Bläue…

Essai de restitution d’un poème de Hölderlin

Ce poème de Hölderlin, In lieblicher Bläue … (En bleu adorable …) est célèbre. Pour la richesse d’inspiration qu’il présente, avant tout. Et aussi pour les problèmes qu’il pose, car sa genèse et sa structure sont incertaines. Il n’a jamais été publié par son auteur (qui ne lui a pas donné de titre, celui sous lequel il est connu représentant ses premiers mots). Il figure dans un roman, dont le héros, un sculpteur devenu fou, ressemble à Hölderlin, sans se confondre totalement avec lui.

Ce roman est dû à Friedrich Wilhelm Waiblinger (1804-1830), un écrivain allemand originaire de Souabe, comme Hölderlin. Le poète, depuis mai 1807, est en pension chez le menuisier Zimmer, à Tübingen (il y restera jusqu’à sa mort, en 1843). Il a été « frappé de folie » quelque temps auparavant. Il vit désormais une existence semi-recluse, tout en continuant à écrire des poèmes, mais sans autre vie sociale que la fréquentation du menuisier et de sa famille, et de quelques visiteurs.

Parmi ceux-ci, Waiblinger. Il est reçu une première fois par Hölderlin en 1822. Il connaît bien son œuvre, et il n’ignore rien de l’affaiblissement mental qui est attribué au poète. Et très vite, il réalise qu’il tient avec lui un sujet de roman. Plusieurs autres visites suivront. Elles vont lui permettre de rassembler tous les éléments pour écrire son livre, qui sera publié sous le titre Phaéton, en 1823 (1), ainsi qu’une biographie, la première consacrée à Hölderlin, qui paraîtra après la mort de Waiblinger, en 1831, Vie, poésie et folie de Friedrich Hölderlin (2) (3).

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