Au près du loin

Tu es en face du grand lac d’eau blanche. Les poignances qui étaient les tiennes, qui faisaient éclater le sang sous la peau bien trop délicate, n’ont pu suivre la descente du funiculaire. Elles ont été mises sur le train de retour vers la ville-cuvette.
Tu te reprends.
Tu respires un silence confiant, celui de la rive attendue. La jetée du port ne s’avance que pour offrir son seul dessin. Il n’y a ici d’autres ripailles que celles de l’espace ouvert.
Se peut-il qu’enfin la justice daigne reconnaître ton droit en oubliant l’épée du lac.

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