Laisser-dire

Il y a, de nouveau, le château sous la lune, au fond du pays. Derrière lui se devine le lac. Sur la lande torturée qui les rejoint, à distance, deux arbres proches l’un de l’autre délimitent un passage, mais très étroit ; et à leur place, par moments, c’est une faille qui s’ouvre dans la terre, transversale, et trop large pour la franchir aisément. Le ciel s’enroule en nuages denses, on ne peut l’emprunter pour éviter les arbres ou la faille. Toutes ces dissuasions sont peut-être bien venues ; le château et la lune doivent rester en leur image, ils ne peuvent qu’être évalués, non touchés.

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