Ô ascenderies !

Souviens-toi de ces temps fertiles
quand tu marchais dans l’horizon,
et la lumière blanche et tranquille,
de ton désir
du pur, de l’impalpable
espace forlongé de soi,
qui s’effusait, par tes aimées,
les longues échappées hauturières,
en ces pays de grand ouvert
de montagnes, plateaux et déserts,
ceux d’infini rapproché,
ceux qui laissent les sens impensés,
la mouvance légère et sans traces,
qui possèdent un air dénudant
transfigurant, la justesse
des unions du monde
reconnue par l’intime du cœur –
peut-être leurs dieux et aussi
leurs démons, penchés sur ton ombre,
te permettront un jour encore
de t’élancer en exultances
vers leurs terres cristallines, qui furent,
plus qu’une source, un état du simple
où se dit un peu l’éternel

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