Pas d’arrêt sur image

Le caravansérail ! Au soir de la journée dure,
brûlées par le soleil, presque lasses à mourir,
les questions de la quête vont pouvoir se poser,
et s’oublier.
Elles sauront bien, demain, reprendre
leur progression vers les confins
de la terre entourée de brumes,
là où le risque transfigure.
Pour l’heure, c’est le gésir, bientôt, de la pensée
qui doit sourdre.
Pourtant, sur les pages qui l’annoncent,
vierges, masquant les ratures
qui disent la tension du voyage,
ils viennent se projeter, ultimes,
les crayonnages du cérébral,
en cortège de mots indistincts.
Ils expriment la voix inconsciente,
hors contrôle et néanmoins sûre,
de l’esprit qui fait encore signe,
témoignant avant qu’il ne sombre.

Poster un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *