Pauvre d’un dieu

Le temps sans fin pris dans la lune,
sous ses cratères, en ses jours d’ombre,
demande une tomographie
aimante, pour réaliser
de quels flux d’esprit il s’inspire
et quelle figure il se présente.
Peut-être une terre ensemencée
de désir nu
peut-elle approcher les ondes
d’une telle durée – le dissensus et le désordre
rendent les hommes fous de leur soleil
qu’ils découpent en instants perdus,
plus bas. Etre accrété par la lune
exige de laisser les poids
aux pesants ;
c’est en se glissant, nuit inquiète,
sous l’aile du sablier cherché,
que peut s’ouvrir une saison crue,
hors mémoire.

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