Sans clan

La grotte s’ouvre sur un promontoire au bout duquel, au ras du lac, se serre le château sous la lune. Les bruits ne sont que ponctuation très discrète de l’eau et des pierres, exprimée par un petit vent. Prises dans une danse excessivement lente, mais réelle, les ombres traduisent, d’une lumière qui a tout son temps, la mise en compte terrestre. Rien ne signale cet espace. Il s’est apparu, c’est tout. Il ne connaît pas l’attente, et encore moins le vouloir. Nulle présence n’est liée à la grotte, nulle histoire ne vit au château. Lune et lac, seuls, témoignent d’un immémorial incarné.

Poster un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *