Sirénienne attendue

Elle est un peu orphelinée, avec une corne, la gauche, manquante. Mais sur ses flancs, des poissons et des algues s’inscrivent dans les courants qui parcourent sa musculature. Sa robe est une déclinaison de bleu, depuis l’outremer foncé des pattes et de la mamelle jusqu’à l’azur clair de l’échine et de la tête. Elle semble interroger, regard levé, une grève, peut-être, quelque part. A son cou, un collier de grands coquillages roses. Elle l’a reçu à l’avance, un jour, en signe de bienvenue, à coup sûr. C’est une vache marine. Elle est vraie.

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