Voyage en barque

Le soleil peut bien être pâle, il a une résilience de feu. Tous les matins, le pilier djed, tombé à terre au crépuscule, est redressé, afin de renaître à soi. De porter l’échancrure au ciel en degrés des fixes, d’apercevoir, en se tournant, une maison de sol imprimée, d’ouvrir des chambres de décharge, au-dessus de l’espace du cœur, pour lui éviter l’écrasement sous les blocs de déréliction.
Dans le quotidien du nocturne, d’une gueule de lion ornant le lit à une autre, de l’Occident à l’Orient, le soleil va. Il se lèvera, et l’âme le suit, elle croit en lui.
C’est du pays noir du limon, du pays rouge de la roche, là où le monde est familial, que le verbe tire sa nourriture, sa correspondance, son soutien. Car les hommes sont inécoutants, et construisent leurs propres tombeaux avec des regards cimentés. L’hypogée qui reste vivant, lui, est fait de lumière de sang.

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